Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
écrits du sous-sol 地階から
Publicité
27 janvier 2018

Est-ce ainsi que les hommes vivent?

Comment vivre? C'est de la question du comment que s'occupe parfois le philosophe, à la mode antique. Pour cela, il cherche le pourquoi. Mais il trouve le pourquoi qui correspond, comme c'est bizarre, au comment!

Nous avons peur, et nous avons des passions. Nous ne savons pas donner, parce que nous croyons que c'est à nous, et cela n'est pas à nous. Ainsi la vie. Nous mourrons. Le savoir, les mots ne nous appartiennent pas, ni les vérités. L'argent. Il est fait pour circuler.

Celui qui a le pouvoir de nous faire peur, et de nous faire envie. C'est le maître, le despote. A quoi bon l'argent, sinon à faire saliver ceux qui n'en ont pas, à les faire travailler pour nous.

L'amour, et l'amour-propre. Etre celui que justement nous ne sommes pas, l'idée d'un Nous dont l'autre ferait partie, et nous aussi. Nous ne pouvons l'avoir, car déjà nous ne nous possédons pas... Apprenons à être libres, et après l'on verra si l'on aime encore. Peut-être que oui.

Je suis responsable, je ne dépends pas. Je sais que la poterie que j'aime sera un jour cassée. La cheville de mon épouse, le chat qui vit moins longtemps qu'un enfant...

La haine: avoir pitié de nos ennemis, de ceux qui veulent faire du mal, car ils sentent qu'ils n'existent que par là, et par ce qu'ils ont, c'est-à-dire qu'ils n'existent pas. Ils ne peuvent m'atteindre, s'ils n'ont pas ce que je désire, le bien, s'ils ont ce dont je n'ai pas peur, le pouvoir de faire souffrir ceux qui ne sont pas libres en toute chose, déliés de tout, mais pas du Tout. 

S'intéresser à tout, et à rien en particulier. Celui qui aime en particulier n'aime pas pour de bon. Et le contraire: Saint Exupéry, l'apprivoisement de ce qui est indifférent en soi.

Ne s'intéresser à rien: l'ennui. Mais il est un intérêt universel: savoir, mais aussi éduquer, bref la vérité, et surtout l'erreur. Le jugement, la critique.

S'intéresser à la liberté: émanciper, mais le suis-je moi-même et quand le serai-je? Quand je n'aurai plus peur de rien, pas même de la torture. Donc, j'en ai peur.

Quand je ne serai plus seul, mais dans la plus grande solitude. Quand je serai avec moi-même.

La mélancolie, c'est se vouloir propriétaire, quand l'on n'a rien, pas même soi. Locataire du monde comme de moi-même!

Les peines et les labeurs: autant d'exercices. Le problème, c'est que l'on n'est pas serein avant d'avoir appris à l'être, et que trop de malheurs nous rend faible, et non point fort, fragile, et non point dur.

Il faut donc de la chance, ou bien de bons maîtres. 

 

 

Publicité
Commentaires
R
" La philosophie fait la police contre les usages idéologiques du discours scientifique, elle est donc plus nécessaire que jamais" écrivez-vous. Une vraie démarche scientifique fait abstraction des idéologies et toute référence à l'idéologie doit être bannie. La science est a-morale. L'usage qu'on en fait peut être totalitaire Au même titre qu'il peut y avoir une écologie fascisante. Il faut comprendre que je ne suis pas un Agrégé de la rue d'Ulm. Pas le sentiment pour autant de faire de la philosophie de comptoir. Il ne faut pas avoir de vision élitiste et donc de logique de facto dominante, reproductrice au sens Bourdieu. Un mot me fait frémir, l'utilisation du terme "police" qui pourrait être signifiant, procès d'intention que je ne vous fais pas bien sûr. Quid d'une régulation de la pensée ? Par qui ? De quel droit ? Au nom de quoi finalement ? Maurice Clavel et son fameux "Messieurs le censeurs, bonsoir". La logique de classes, issue d'une conceptualisation ne se résume pas à un face-à-face Bourgeois/Prolétaire. Même si la détention du savoir relève de l'équation ci-dessus, il faut gérer les paradoxes et actualiser le Marxisme, élargir les contours de la place dans le système de production, analyser par exemple la plus-value à l'aulne du XXIème Siècle. Bref, le mot "police", cela ressemble à l'appareil répressif d'Etat et à mon sens, le terme est mal choisi. Probablement un simple problème de sémantique.
Répondre
R
https://www.youtube.com/watch?v=srh97TbXN8A
Répondre
R
Le déterminisme est un constat réfléchi d'une réalité ressentie. Il peut produire le meilleur comme le pire, le vice comme la vertu (dans une moindre mesure, cf. Les quatre Cavaliers de l'Apocalypse qui nous accompagnent de la naissance à la mort et non à la fin des fins. La génétique joue un rôle immense et c'est la première des injustices. De ce constat, résulte notre état de santé, notre intelligence, notre psychologie. Une régulation Etatique s'impose sous les réserves d'usage.
Répondre
D
Errata: auto-refutez. Ne pas assimiler sciences et déterminisme. Mes excuses
Répondre
D
Mais non. En disant cela, vous philosophez et vous aito-refutez. <br /> <br /> Il faut par ailleurs ne pas confondre la question de l'émancipation et celle du déterminisme, même si une idéologie déterministe peut jouer en faveur de l'esclavage. Les Stoïciens avaient su l'éviter.<br /> <br /> La physique quantique devrait suffire à ne pas assimiler science et indéterminisme. La philosophie fait la police contre les usages idéologiques du discours scientifique, elle est donc plus nécessaire que jamais. D'ailleurs, la plupart des grands philosophes sont aujourd'hui comme hier des scientifiques de formation. En particulier des logiciens.
Répondre
écrits du sous-sol 地階から
  • Confiné dans mon sous-sol depuis mai 2014, j'ai une pensée pour tous les novices du confinement! Mais comme j'ai dit souvent, tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre... Henri Dilberman
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Archives
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 70 610
Pages
Newsletter
0 abonnés
Publicité
Publicité