De Céline à Molière
Dans un livre, le style serait plus important, essentiel plutôt, que l'histoire. Une histoire, ça se trouve partout.
Sans doute, mais il y.a histoire et histoire, prétexte parfois, indissociable de la juste forme souvent.
Je voulais surtout dire qu'il fallait chercher dans un livre la page qui en constitue le centre de gravité, le condensé et le cœur battant.
Les mots sont d'un même geste stéréotype figé et vie, dynamique, dynamisme pris au piège du dictionnaire et du lieu commun. Le malheur c'est que le mauvais auteur vit intensément le stéréotype, le cliché, de l'intérieur, par exemple l'amour fou.
Valéry va plus loin que Céline, la poésie est un jeu avec les idées les plus banales, le fond du poème, c'est la bêtise. Mais alors nos sentiments les plus profonds sont bêtes ! Et les mots ont été remâchés par mille bouches puantes avant la mienne! D'où le maniérisme, qui fatigue le lecteur ou la lectrice. Belle marquise!