24 avril 2019

Ici le Pont, ici l'exil: Ovide !

  Assis à une table de bois blanc, de bois cru, il composait un livre. Il le laissera nu, point d'enluminures: c'est le livre triste de l'exil. Il ira sur ses pieds jusqu'à la ville, la ville amie, la ville d'oubli. Et lui, et lui, il est plein de souvenirs. OVIDE! Ce livre sera ma mémoire, dit-il. Et il veut dire:  Vous souvenez-vous de moi, ô mon épouse? Et toi, mon empereur? Te souviens-tu? Et il pleure, comme pleure sa mémoire. Son livre est plein de larmes. De quoi a-t-il eu si peur? ... [Lire la suite]

04 avril 2019

le philosophe et ses deux épouses

L'homme patient et libre supporte toute chose, c'est un stoïcien, sa liberté c'est d'être plus fort que les obstacles qu'il rencontre sur la route extérieure, tandis qu'il travaille à se parfaire intérieurement. Route intérieure, ou chemin escarpé, qui mène quelque part: la patience... Bref, le philosophe a deux épouses: d'abord la liberté, sa liberté intérieure et patiente, et puis sa femme! La Liberté (l'Egalité, la Fraternité, etc. etc.) Par conséquent l'homme libre et patient, libre mais patient, en tout cas patient, le... [Lire la suite]
Posté par Dilberman à 10:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
30 octobre 2018

forêt salée de toutes tes larmes, et de tes amours aussi

Il est des mots, Urashimataroo,umibe, kaigan, qui ont le goût de l'océan, à peine les a-t-on prononcés qu'on se souvient d'une humble existence de pêcheur: (  浦島太郎  Urashimataroo  海辺  umibe 海岸 kaigan)  Salé comme tes lèvres, salé comme tes pleurs, était-ce là notre dernier baiser? Tu savais et ne disais point car tu ne parlais pas la langue. Même tes joues étaient salées! et ton coeur! et ton con! Epouse maritime à l'odeur poissonnière! Petite sirène des eaux... [Lire la suite]
Posté par Dilberman à 16:33 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
09 août 2018

Poésie, doux supplice, ô mon épouse.

Poésie, doux miel de savoir et de liberté! Poésie doux supplice Torture du Savoir Torture de la Liberté,  Toi, leur Epouse vagabonde, Tour à tour sévère, et puis joyeuse,   Epouse dont jamais Savoir Ni Liberté ne connaitront l'étreinte. Ton étreinte! C'est que le savoir ne sait pas C'est que Liberté est captive C'est la vérité! Et c'est le mensonge! O absente vénérée, Venus vénale et sévère, Compagne de toutes mes errances Fidèle comme une ombre à Toutes mes... [Lire la suite]
Posté par Dilberman à 14:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
10 février 2017

Le vide Eurydice

  Pensées souterraines, ou bien opinions vagabondes, et alors, à quoi bon, ô mon épouse? Poème de mort et puis d'amour. O ma lyre océane et bleue, comme le TGV! Ton ombre, mon épouse, je la trouve partout, c'est que tu appartiens au royaume souterrain ah que d'espoirs défunts. Je suis le pauvre Orphée, qui rêve de ton absence, et il s'épouvante, se réveille enfin, et croit t'étreindre, mais sa main ne rencontre que le vide, Eurydice. Il croyait étreindre et ne faisait, n'est-ce pas, qu'éteindre. T'éteindre, ô ma bougie, ô mon... [Lire la suite]
Posté par Dilberman à 14:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
29 janvier 2017

Eurydice de mes nuits

 Eurydice de la nuit, et de mes étés, tu me disais alors que tu ne m'aimais guère - et une fois encore je ne te croyais pas... tandis que tu dors à  mes côtés, je te cherche, toi l'absente de tous mes rêves ; je te cherche, une lanterne à la main, verte comme il se doit, dans tous les labyrinthes de ma cervelle... Car en rêve du moins ma cervelle est une ville dont je n'ai plus le plan depuis longtemps... Il est vrai que dans mes souvenirs l'été est surtout de la couleur des ombres. C'était un... [Lire la suite]
29 janvier 2017

délices

  Ah, l'odeur excellente des femmes et des épouses, au plus vif du mal d'amour. Ainsi qu'un voeu ancien tout de chair, et d'émoi, viens, je t'en prie, viens je te supplie, et dépose ton secret dedans le coeur qui bat d'un organe moite qui prend, happe et qui ressent, d'un doux et furieux ressac l'irritante, la transperçante, extase!
Posté par Dilberman à 13:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
12 janvier 2017

la vie est un mauvais rêve où je ne trouve point

  Loin de soi loin des siens la vie est un mauvais rêve où je ne te trouve point. L'on raconte qu'ainsi, le jour des épousailles, les familles avaient oublié l'anneau nuptial. Mais cela ne fait pas partie de ce poème-ci, voici que je confonds tout! Sans gaieté sans espoir adieu l'hirondelle fichue ritournelle moi aussi je fends mon chemin à la surface des eaux. Je rêvais enfant à la rose des vents. Le jour n'est pas venu la nuit n'est pas tombée J'ai longtemps attendu j'avais préparé le grand pentacle des phrases et des... [Lire la suite]
Posté par Dilberman à 17:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,