10 juillet 2019

Quand le vase de mon âme se brisa

Désastre de ta main puissante tu me saisis et de ton poing invincible tu me brisas Discorde, Zizanie, mon amour, de ton poing invincible, comme un sexe, tu brisas en mille morceaux mon âme tout de verre, tu la brisas en mille éclats. Te fallait-il, Discorde, ô Zizanie, mon amour, si lourd marteau pour briser le verre dont tu m'avais fait, souviens-toi,  fabriqué de ton souffle puissant, de ton souffle ardent ? Tu poussais, ô Désastre, ô Hystérie, o hydre de mes nuits, toutes mes nuits, et mes... [Lire la suite]
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23 juin 2019

Alzheimer (2) poésie

Laissez moi dire les choses comme elles me viennent, ainsi que des mots, et des images, des souvenirs qui mentent, car elles mentent, en effet! Les choses en place des mots, elles me viennent à la bouche, ainsi que des fruits, des pêches et des cerises, mais quel est donc leur goût? Ah, la prose du monde, le ciel étale, qui connait toute chose, et la nuit et le jour, qui passe par tous les temps,tous les nombres, toutes les canicules, qui pleure beaucoup mais ignore la marée et est pourtant plein de nuées et... [Lire la suite]
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01 mai 2019

poème du joli mois de mai, poème sans muguet

  Poème sans muguet, poème du joli moi de mai   Poème du joli moi de mai, sans fruits sans fleurs et sans muguet Cueillir quelques brins de mots Mots poussés d'un être silencieux et qui tintent ainsi que des clochettes dans l'air frais d'un pieux matin Un matin pieux et herbeux, ô clarines des prés de France, ô fruit de colchique des prairies du Morvan!  Un Mantra que l'on sussure comme de l'eau qui bout, un abracadabra oublié, et que l'on n'a jamais su. ô... [Lire la suite]
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24 avril 2019

Printemps

  Printemps, il pleut, comme tu PLEUS bien printemps, ah tu sais si bien pleuvoir! Et je ne le sais point, et je ne sais guère comment cela s'écrit, cela sans doute ne se dit point et cela ne s'écrit point. Cela se pense, frêle pensée, par toutes les voix mouillées, par tous les bois mouillés! Par le vert de l'herbe, de la feuille et de l'eau. Forêts! Herbes amères! Comme vous pleurez bien! Oh le vert de mes veines et de mon âme même. Cela du moins je sais l'écrire! Par tous les accents circonflexes... Par la trace des... [Lire la suite]
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05 avril 2019

Le temps ne sait plus compter

Deuil de la vie et de la douleur, o mon amour! Nous ne nous sommes pas beaucoup aimés, Sève de ma vie, o cheveux bouclés, mon épouse. Les jours, et les nuits, sans trêve ni repos, ont fui si vite! Leurs galops de Centaures pressés résonnent encore dedans ma mémoire, mille ans depuis hier ont déjà passé. Le jeune homme voit ses cheveux tomber à tristes poignées et la fille sa rose déjà se faner. Comment l'addition de si pesants tourments tient-elle, légère ainsi qu'un sou troué, dedans la main des sorts? C'est que la douleur vive... [Lire la suite]
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04 avril 2019

Dedans le miroir

  DEDANS LE MIROIR Jeunesse, un refrain nouveau sur tes lèvres, une fleur rouge comme ton coeur dedans tes cheveux bien noirs, Jeunesse, tu me jettes un regard de biais, l'air de dire "alors je te plais"? Ô Le beau et tendre visage! Ce coeur si volage c'est le mien. Je me souviens aussi du bleu, trop clair pour février, et qui brille, de tes yeux.Pour moi seul il dardait ses doux rayons. Hélas, Jeunesse, tes jours ont fini, l'amour est mort, et tu ne le sais pas, ô pauvre fille, un... [Lire la suite]
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29 mars 2019

Que m'aviez-vous dit? Poème avec une nouvelle interprétation logique, plus rigoureuse

Que m'aviez vous dit, en une langue, un jargon, si étonnants, et si exquis, que je n'y compris goutte? Et je sais qu'il est des gens dont la mémoire excelle, si bien qu'ils se souviennent même des choses qui n'arrivèrent point, je sais aussi que l'amour n'est que par sa feinte, qu'il n'est que par sa douce et mortelle extase, d'où précisément il s'absente, car les mots aussi ont leur pudeur et leur grâce. Il en est comme de silence, qu'il nomme - comme tout mot d'ailleurs - au moment même où il rompt le fil de cet or, de ce Rhin,... [Lire la suite]
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28 mars 2019

Vases et coeurs qui furent brisés

Le nombre innombrable s'égrena pourtant, il prit forme, celle de l'humaine compréhension, le nombre innombrable s'égrena pourtant, et prit la forme de l'humaine joie, de l'humain consentement, et contentement. De cette joie, mon amour,  naquit un fruit, oui, le fruit aux dix grains (ni sept ni onze). De cette joie ce fruit grandit, il murit, et puis mourut, oui car il pourrit, et puis mourut, il éclata, sous le pilon de ton amour, il eclata, sous le boutoir de ton desastre divin et ardent, le... [Lire la suite]
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09 février 2019

Les nitouches

Que vous aviez le coeur faux mes petites amoureuses ah toutes vos cartes étaient biseautées, oui vous trichiez tandis que vous me criiez dessus! Vous habitiez des midis, des rivages cendrés et bleutés, des jardins humides, des paradis enfin où poussaient dru tant de fruits Ah, par toutes les saisons et toutes les moissons, par toutes les nymphes et toutes les succubes, que j'aimais votre bel été, De tous ces fruits défendus, je ne me souviens que de la figue épineuse, qui me trancha et la langue et le... [Lire la suite]
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22 janvier 2019

Proust, Lacan, Ravaisson, la Rochefoucauld

  L'amour n'est pas l'amitié, même s'il se doit d'intégrer de l'amitié. Il est en soi passion, à la fois celle de posséder, de s'assimiler l'autre, de régner dit La Rochefoucauld. Ou bien au contraire celle de se perdre en lui, en l'amour, en l'aimé, vertige, et en même temps vertige qui a un point d'appui, mais pour mieux se perdre: l'autre, ou son mystère. C'est ici la mystique de l'amour. Ravaisson. Ou bien il est les deux - et les trois - à la fois, ou successivement. Il tend non à la confiance mais à la fusion. Et... [Lire la suite]
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