13 juillet 2019

colère et nombres: Nouvelle version encore plus explicite

Colère et nombres : tu étais bien belle, ma colère, endormie dans l'herbe, tandis que je caressais des yeux, sous des cieux si bleus, la tignasse de tes nuages ; de tout temps mon coeur amoureux fut l'abri des nombres!     Tu étais bien belle, mon absente, ma colère, ainsi alanguie, endormie, dans l'herbe Sous des cieux si bleus. C'était encore l'été, Et je caressais la tignasse  de tes nuages Je caressais des yeux la tignasse de tes cieux! Leur joie, si fausse et si menteuse, ... [Lire la suite]
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10 juillet 2019

Quand le vase de mon âme se brisa

Désastre de ta main puissante tu me saisis et de ton poing invincible tu me brisas Discorde, Zizanie, mon amour, de ton poing invincible, comme un sexe, tu brisas en mille morceaux mon âme tout de verre, tu la brisas en mille éclats. Te fallait-il, Discorde, ô Zizanie, mon amour, si lourd marteau pour briser le verre dont tu m'avais fait, souviens-toi,  fabriqué de ton souffle puissant, de ton souffle ardent ? Tu poussais, ô Désastre, ô Hystérie, o hydre de mes nuits, toutes mes nuits, et mes... [Lire la suite]
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10 juillet 2019

Un samedi pas comme les autres - poème en prose

"Recollons les morceaux", dit un beau samedi le vieil homme, le vieux maître oublié, revenu enfin de Pologne, ou peut-être de la Dobroudja.   Mon âme, ma Reine, mon bel et doux amour, Samedi, comme je fus Vendredi, ô femme voilée, à jamais dissimulée, inconnue, toujours une autre, jamais la même, souviens-toi, si tu le peux, souviens-toi pourtant de moi. Ton amant et bien davantage! Nous n'étions qu'une, au premier commencement j'étais le premier homme et toi, bien sûr, tu étais tout, je baignais en tes larmes comme... [Lire la suite]
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10 juillet 2019

Dans la ruelle de mon coeur, nouvelle version

Dans la ruelle de mon coeur, je te rencontre chaque nuit pour la première fois. A Grenade. Tu es toujours  la même, la même exactement: comme le bleu du même ciel d'un souvenir d'été. A Colombes. C'est un village à la muraille franche, et crénelée, tout près de la Défense... La Seine y coule, de toutes les couleurs, surtout le Rouge! Comme le fruit du grenadier... et de la colère. Colombes où je comptais les vers et les pigeons, qui t'ont donné ton nom. Je me souviens de l'église rouge elle aussi constellée de toutes leurs... [Lire la suite]
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30 juin 2019

les cartes d'autrefois fort biseautées

Les cartes d'autrefois étaient fort biseautées L'on était joué avant de distribuer, Et mon âme, mon âme, s'étant égarée, Pauvre cavale, tu ne l'avais retrouvée! Je te nomme, et tu refuses tous les noms,  Ainsi que ce potier qui dans son four un jour m'avait cuit, et recuit, de colère et d'envie!  O Liberté, naguère je ne voulus boire que ton eau Qu'eau jaillie de ta jarre, et tout lait me rebutait S'il ne coulait de ton sein! Le tout premier homme, ou bien le second (en fut-il un... [Lire la suite]
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25 juin 2019

canicule, le ciel comme une balle de revolver

 CANICULE Le ciel traversait nos maisons nos cervelles et nos vies comme une balle de revolver, le ciel traversait nos villes comme l'amour le coeur des filles. Nos maisons étaient bleues vastes et vides... pleines pourtant de lumière. Lumière... Ainsi qu'un son hagard qui ne veut rien dire, une dictée bizarre de folie, de hasard - ça et là oublié un vieillard agonisait dans la chaleur bleutée de l'Eté! Le ciel traversait nos maisons comme les autos le carrefour. Un souvenir de toi encore, un souvenir de toi... [Lire la suite]
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25 juin 2019

confession d'été

Il fait chaud, la vie s'enlise, on n'a rien à faire, ou pas grand chose, et on se surprend à se dire, comme on verse un poison à sa douce amie, son âme, qu'il n'y a rien à faire. L'on sait pourtant que le vouloir, cette flèche savante, jamais ne manque sa cible, flèche armée de patience comme d'autant de pointes de métal cruel, acéré et gris! Mais ce gris métal, un chimiste retors, et trismégiste, l'a sans doute tout volatisé, et c'est la raison de cette chaleur que l'on sent pourtant à peine, parce que privé de... [Lire la suite]
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23 juin 2019

Alzheimer (2) poésie

Laissez moi dire les choses comme elles me viennent, ainsi que des mots, et des images, des souvenirs qui mentent, car elles mentent, en effet! Les choses en place des mots, elles me viennent à la bouche, ainsi que des fruits, des pêches et des cerises, mais quel est donc leur goût? Ah, la prose du monde, le ciel étale, qui connait toute chose, et la nuit et le jour, qui passe par tous les temps,tous les nombres, toutes les canicules, qui pleure beaucoup mais ignore la marée et est pourtant plein de nuées et... [Lire la suite]
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22 juin 2019

Alzheimer (1) poésie sénilité: Paris comme on fuit sa prison

  - Je me promenais dans Paris comme on fuit sa prison, chaque rue était pour moi la promesse, toujours déçue il est vrai, d'un monde, le même, mais plus clair seulement, ainsi que le soleil, un jour beau et solennel comme un hiver.   - Un monde identique dis-tu... mais les rues n'étaient pas les mêmes, elles se jouaient de ta mémoire, et leurs noms n'étaient pas les bons. - Je m'égarais en des places jamais vues de ma vie, à 100 m de chez moi. - Avais-tu un chez toi? - Je posais sur chaque... [Lire la suite]
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15 juin 2019

confusion

Voici ce que me dit, étrange confession, un homme d'autrefois, qui se prenait au lycée pour Oscar Wilde (ce n'est pas moi, mais quelqu'un d'autre en somme): "J'ai toujours été confus cela dès l'enfance. Je prenais pour ma mère de blondes étrangères, du moment que leurs cheveux longs pendaient, déliés, à mes côtés. De pauvres bourgs perdus les jours de pluie me semblaient Paris. Des comptines d'enfants regorgeaient pour moi seul de sortilèges somptueux, et de mystères sucrés comme un musc étonnant et... [Lire la suite]
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