01 mai 2019

poème du joli mois de mai, poème sans muguet

  Poème sans muguet, poème du joli moi de mai   Poème du joli moi de mai, sans fruits sans fleurs et sans muguet Offrir quelques brins de mots Mots poussés d'un être silencieux et qui tintent ainsi que des clochettes dans l'air frais d'un pieux matin Un matin pieux et herbeux, ô clarines des prés de France, ô fruit de colchique des prairies du Morvan!  Un Mantra que l'on sussure comme de l'eau qui bout, un abracadabra oublié, et que l'on n'a jamais su. ô clameurs... [Lire la suite]
Posté par Dilberman à 10:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

29 avril 2019

Le rêve de Carlos Ghosn. Poésie

Les papiers du Paradis Le Paradis est-il pavé d'or? De ce métal infâme, et fratricide? Qu'en pensent les milliardaires, du moins ceux qui se nomment Caïn ? Ou bien Carlos? Voici en tout cas - à Bâle ou à Tokyo - le rêve, ou le cauchemar, de l'un d'eux : Ce rêve qui m'est coutumier n'est pourtant pas tout à fait le mien; c'est bien plutôt celui d'une recluse cachée dedans la maison: il a en effet son regard et sa voix enchantés, ceux de mon amour. C'est dire que cette belle recluse habite ce... [Lire la suite]
Posté par Dilberman à 10:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
24 avril 2019

Ici le Pont, ici l'exil: Ovide !

  Assis à une table de bois blanc, de bois cru, il composait un livre. Il le laissera nu, point d'enluminures: c'est le livre triste de l'exil. Il ira sur ses pieds jusqu'à la ville, la ville amie, la ville d'oubli. Et lui, et lui, il est plein de souvenirs. OVIDE! Ce livre sera ma mémoire, dit-il. Et il veut dire:  Vous souvenez-vous de moi, ô mon épouse? Et toi, mon empereur? Te souviens-tu? Et il pleure, comme pleure sa mémoire. Son livre est plein de larmes. De quoi a-t-il eu si peur? ... [Lire la suite]
24 avril 2019

Printemps

  Printemps, il pleut, comme tu PLEUS bien printemps, ah tu sais si bien pleuvoir! Et je ne le sais point, et je ne sais guère comment cela s'écrit, cela sans doute ne se dit point et cela ne s'écrit point. Cela se pense, frêle pensée, par toutes les voix mouillées, par tous les bois mouillés! Par le vert de l'herbe, de la feuille et de l'eau. Forêts! Herbes amères! Comme vous pleurez bien! Oh le vert de mes veines et de mon âme même. Cela du moins je sais l'écrire! Par tous les accents circonflexes... Par la trace des... [Lire la suite]
Posté par Dilberman à 07:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
19 avril 2019

sonde chinoise sur la Lune - poème

    écrits de la face obscure de la Lune - nuits de Chine, nuits câlines.                嫦娥                                                 Phrases qui venez de si loin, et charriez, rivières ciselées, de très vieux cailloux, un peu de sable et quelques mots païens. Ah, goût mortuaire de la rouge grenade, ah, parfum d'encens et de... [Lire la suite]
Posté par Dilberman à 09:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
05 avril 2019

Le temps ne sait plus compter

Deuil de la vie et de la douleur, o mon amour! Nous ne nous sommes pas beaucoup aimés, Sève de ma vie, o cheveux bouclés, mon épouse. Les jours, et les nuits, sans trêve ni repos, ont fui si vite! Leurs galops de Centaures pressés résonnent encore dedans ma mémoire, mille ans depuis hier ont déjà passé. Le jeune homme voit ses cheveux tomber à tristes poignées et la fille sa rose déjà se faner. Comment l'addition de si pesants tourments tient-elle, légère ainsi qu'un sou troué, dedans la main des sorts? C'est que la douleur vive... [Lire la suite]
Posté par Dilberman à 14:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

04 avril 2019

Quand au Printemps...

Quand au Printemps les jeunes filles te montrent leur sein et leurs dents bien blanches En vain, pourtant, sans t'émouvoir davantage qu'un bel oiseau sur une belle branche, Quand tu perds ton argent par millions et millions et n'en souffres aucunement Car tu te moques désormais de Ploutos comme de Pénia Et comme d'une guigne de tes vieux écrits, de tous ces mots Tombés autrefois dans l'oreille des sourds, dans un vide ignoré d'Epicure même Malgré toutes ses déclinaisons et ses atomes... [Lire la suite]
Posté par Dilberman à 14:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
04 avril 2019

Dedans le miroir

  DEDANS LE MIROIR Jeunesse, un refrain nouveau sur tes lèvres, une fleur rouge comme ton coeur dedans tes cheveux bien noirs, Jeunesse, tu me jettes un regard de biais, l'air de dire "alors je te plais"? Ô Le beau et tendre visage! Ce coeur si volage c'est le mien. Je me souviens aussi du bleu, trop clair pour février, et qui brille, de tes yeux.Pour moi seul il dardait ses doux rayons. Hélas, Jeunesse, tes jours ont fini, l'amour est mort, et tu ne le sais pas, ô pauvre fille, un... [Lire la suite]
Posté par Dilberman à 08:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
29 mars 2019

pays: Paris

Ach! Paris, que la Seine comme à Bâle le Rhin germain traverse de part en part et divise. Paris est ma loi, Paris est mon exil! J'ai vécu longtemps, il est vrai, sous l'aile de l'aigle, le Rhin était plein d'étonnants cailloux, en forme de ton coeur, en forme de mon coeur. Ô toi, ma Loi, ô Loi de mon coeur! comme nous nous aimions, si loin pourtant de Paris!  Ah, tous les cailloux du Rhin, et ton coeur! Explication: une pierre peut avoir la forme d'un coeur, et un coeur allemand être dur comme la pierre. Mais Bâle... [Lire la suite]
Posté par Dilberman à 17:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
29 mars 2019

Que m'aviez-vous dit? Poème avec une nouvelle interprétation logique, plus rigoureuse

Que m'aviez vous dit, en une langue, un jargon, si étonnants, et si exquis, que je n'y compris goutte? Et je sais qu'il est des gens dont la mémoire excelle, si bien qu'ils se souviennent même des choses qui n'arrivèrent point, je sais aussi que l'amour n'est que par sa feinte, qu'il n'est que par sa douce et mortelle extase, d'où précisément il s'absente, car les mots aussi ont leur pudeur et leur grâce. Il en est comme de silence, qu'il nomme - comme tout mot d'ailleurs - au moment même où il rompt le fil de cet or, de ce Rhin,... [Lire la suite]
Posté par Dilberman à 17:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,