25 janvier 2020

des mythes conceptuels

Humboldt expliquait que par nature la poésie rejette la prose, qu'elle tend à assimiler à la volubilité de la langue le spectacle du monde, tandis que la prose a pour destination de démêler l'écheveau de la réalité... Mais dans ce texte, Poesie und Prosa, le mythe brille par son absence. J'appelle mythe conceptuel une rationalisation d'un problème métaphysique ou existentiel. Cette gnose a pour particularité de substituer un réseau abstrait de notions, d'entités et de récits plus ou moins complexes à la réalité naturelle ou... [Lire la suite]
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14 janvier 2020

La crise de l'école - III

Y a-t-il une crise de l'Ecole, Ou bien s'agit-il, comme le croient certains sociologues,  d'un simple serpent de mer médiatique? Car qu'il y ait des difficultés localisées ne signifie pas pour autant une crise. Les métiers sans problèmes sont ceux qu'on ne fait pas. Et certes, le thème est loin d'être nouveau puisque (sans remonter à Platon!) Péguy, dès 1903 (ou 1904) affirmait qu'il n'y avait pas de crise de l'éducation, mais une crise de vie, de civilisation. (...) Ia crise de l’enseignement n’est pas une crise de... [Lire la suite]
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14 janvier 2020

La crise de l'Ecole - II

Y a-t-il, d'abord, une crise de l'école, ou bien s'agit-il d'un serpent de mer médiatique? Elèves, enseignants, parents, ont toujours rencontré des difficultés. En France cependant, les mauvais résultats des élèves aux enquêtes internationales semblent bien montrer que l'Ecole n'arrive pas à assurer sa fonction première, transmettre des savoirs fondamentaux et une culture générale. Or un bref retour historique nous montre que dans la seconde moitié du XXème siècle, on a justement voulu imposer à l'Ecole dans notre pays une... [Lire la suite]
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14 janvier 2020

De la crise de l'école I

Par crise de l'Ecole, j'entends ici crise de l'institution scolaire, crise de foi en l'école, crise de l'Idée. Bien entendu, cela se reflète sur le sacro-saint terrain, et ce n'est pas un simple reflet. Bref, l'école, ou du moins l'école authentique, serait menacée dans son existence, pas seulement bien sûr en idée. Il ne faut donc pas entendre seulement difficultés et problèmes que rencontrent élèves, enseignants, parents, ni même se focaliser sur les résultats médiocres aux enquêtes internationales. Je me propose donc une tâche... [Lire la suite]
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11 janvier 2020

Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien.

Je sais une chose: que je ne sais rien.   ἕν οἶδα ὅτι οὐδὲν οἶδα Je sais UN : que je sais AUC'UN Ou encore: je ne sais rien. Néant, vide, désolation. Rien. Pas une chose! Auc-un. Ou hen. Mais cette ignorance est en soi une certitude, non une opinion. Je sais le rien de l'opinion, son néant! L'on met alors ce zéro entre parenthèses, celles du savoir réfléchi. Je sais: "mes opinions = zéro savoir". Je sais que je ne sais rien. D'une certaine manière, je sais, je sais rien, en ce sens que je ne crois rien, que je n'ai... [Lire la suite]
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10 janvier 2020

différence du métaphysique et de l'ontologique

Pour moi, et seulement pour ma recherche propre, est méta-physique ce qui dans un discours méthodique peut, par un supplément philosophique, être rapporté de façon justifiée à la réalité en soi, et non aux seuls phénomènes, ni au seul formalisme de ce discours indépendamment du contenu.  Par exemple, constater que d'une part deux particules sont liées, que d'autre part cette "information" semble se propager plus vite que ne le permet l'espace-temps nous conduit à relativiser la réduction de notre connaissance aux seules... [Lire la suite]
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13 décembre 2019

Du ressentiment et de la sainteté: le starets Zosime

Il est notable que le ressentiment, si présent souterrainement dans cette oeuvre, et même explicitement dans les sermons du Père Zosime, soit pour ainsi dire tu, étouffé, dès qu'il s'agit des frères Kamarazov, sous des litres d'amour, même chez Smerdiakov, qui aime plus qu'il ne hait. Ivan, qui nie aussi bien le pardon que la vengeance, et s'identifie au petit enfant... Quant à Dimitri, ses désirs sont trop francs, trop avoués et naïvement emportés pour qu'on puisse parler là de ressentiment... La Révolution, explique... [Lire la suite]
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26 novembre 2019

Du discours politique en temps de crise démocratique

Le discours des politiques. Il est particulièrement codifié, au sens d'une langue de bois, chez la République en marche.Politique et jeux de langage, en somme. A qui s'adresse-t-il pour commencer? Pas aux partisans (il n'y en a guère, car ce n'est pas un vrai parti), ni au pouvoir lui-même, en particulier économique (il n'est pas dupe). Il faut s'adresser à ce peuple dont on voudrait (néo-libéralement) nier l'existence. Or du fait même du déclin des idéologies, de gauche en particulier, ce peuple, ou ce non-peuple, est sans... [Lire la suite]
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03 septembre 2019

De l'autre côté du miroir et de tout ce qu'on peut dire du néant

Je rappelle la définition lacanienne de l'Etre, comme ce qui fait mal, l'adversité, mais aussi comme l'impossible (au sens kantien de la chose en soi, avec une once de plotinisme, je veux dire de néo-platonisme). Saisir les choses, et les gens, au-delà (et en deçà) de la perception; tenter de trouver la vérité qui leur est propre, telle qu'elle ne se présente pas à nous dans le monde civilisé (et naturel) de la phénoménologie d'un Merleau-Ponty. "Cézanne!", dit Merleau-Ponty, au risque de se contredire (disons que nous sommes... [Lire la suite]
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03 septembre 2019

Du tyran et de la dévoration

On le sait, le Tyran, domestique ou non, se prend pour Dieu. Ou pour le père, et c'est la même chose. Il a tout donné, et par conséquent tout lui est dû. Ses sujets ont le droit de vivre, de respirer, c'est qu'il le veut bien. Il leur a fait don de leur vie biologique, en ne la leur ôtant point. Et bien sûr de leurs biens, matériels ou spirituels! Pour cette raison, les sujets d'un dictateur doivent se considérer à priori mieux dotés que les étrangers, même si cela est absurde, étant donné les faits économiques par... [Lire la suite]
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