16 juillet 2019

Sur la kabbale

Non seulement par le tsimtsoum Dieu s'est retiré du monde, mais par la catastrophe qui s'en est suivie, Dieu est malade jusque dans son unité, le mal s'est affranchi du bien, sur un mode quasi-gnostique. Le monde est perdu, et Dieu également. C'est l'homme qui se doit de sauver Dieu de son malheur, et par là même de réinstaurer le paradis, l'unité primitive de la femme et de l'homme. Ainsi, ce n'est pas Dieu qui autorise la religion. La religion a survécu à Dieu, qui est mort, en tout cas provisoirement. Il reste quelque chose... [Lire la suite]
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21 juin 2019

Le sourire de la Joconde

Le sourire de la Joconde, l'ange de la cathédrale de Reims... L'on n'a eu de cesse de souligner l'énigme de ces oeuvres. Reste à savoir si l'énigme, ou la question, ne sont pas, pour le moins, des ingrédients de la beauté en général, et de la beauté artistique en particulier. Kant a vu dans le Beau une finalité sans fin, en somme une convergence de toutes nos facultés vers le concept caché dans l'oeuvre belle, convergence qui cependant ne parvient jamais à son terme. Tout simplement parce que ce terme, ce secret... [Lire la suite]
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16 juin 2019

Sur les zones grises du droit

J'ai écrit, à la suite de Leibniz, sur les cas perplexes en droit, et je les ai assimilés à des paradoxes juridiques, nés de la collision de la forme et du fait. Je reviens ici sur l'exemple du voleur volé. Une chose me frappe à présent, à savoir que l'embarras du tribunal s'explique par le fait que le voleur est sorti de la logique des règles, et qu'il devient par là même difficile de statuer de manière régulière sur cette anomalie, ou du moins ses développements. Le voleur initie malgré lui un chemlnement extérieur au droit, les... [Lire la suite]
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15 juin 2019

Logique: syntaxe, sémantique, et ontologie du hasard

J'appelle métalogique une théorie de la pluralité des logiques, soit au point de vue du contenu sémantique, soit au point de vue syntaxique. Commençons par le second point de vue, celui de la syntaxe, avec Lesniewski et Rickey. I DU COTE DE LA SYNTAXE C'est parce que la logique est une pure forme qu'elle permet d'exprimer et de développer tout contenu cohérent, qu'il soit en accord avec notre monde ou bien qu'il lui soit étranger. Néanmoins, remarquons-le déjà, cette évidence fondatrice a été pour le moins malmenée par Gödel.... [Lire la suite]
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14 juin 2019

De la métalogique et de l'existence

  J'appelle métalogique une théorie de la pluralité des mondes logiques, soit au point de vue du contenu sémantique, soit au point de vue syntaxique. Commençons par le second point de vue, celui de la syntaxe, avec Lesniewski et Rickey. C'est parce que la logique est une pure forme qu'elle permet d'exprimer et de développer tout contenu cohérent, qu'il soit en accord avec notre monde ou bien qu'il lui soit étranger. L'on a cependant souligné parfois certaines bizarreries de cette forme logique, en particulier que le... [Lire la suite]
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13 juin 2019

de l'ordre dans le désordre

Bergson niait l'existence du désordre, le désordre n'est qu'un ordre que je ne connais pas, qui ne correspond pas à l'ordre que je me croyais en droit d'attendre. Ainsi pour le francophone un texte turc semble désordonné, et réciproquement. Mais le même Bergson connaissait et admettait la thermodynamique et le principe de l'entropie, du désordre toujours croissant. Je rappellerai encore une fois que le physicien Gell-Mann avait résolu ce problème, à la suite de ses lectures d'autres travaux que les siens, en remarquant que... [Lire la suite]
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12 juin 2019

contre le mysticisme

Depuis Kant, puis avec Blondel et enfin, dans une certaine mesure, Wittgenstein, la crise supposée de la Raison, c'est-à-dire des Lumières, et aussi des fondements des mathématiques, a été récupérée dans une perspective toujours plus mystique. Pour ne rien dire de Heidegger... La Raison prend conscience de ses propres limites. Chez Kant du moins, c'est la morale et la Religion rationnelles qui prennent le relais. Avec Blondel et surtout Wittgenstein, il en va tout autrement. Chez Wittgenstein, nous sommes prisonniers du langage... [Lire la suite]
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31 mai 2019

Du dogmatisme en temps de paix

Le Dogmatique: il pose arbitrairement le point de vue le plus arbitraire peut-être, en tout cas un point de vue discutable, comme absolu. Il s'en sert ensuite pour discréditer ceux qui croient en la contingence de l'avenir, en la liberté, ou tout simplement ceux qui tiennent compte de la réalité, ou de la perception de la réalité. Ou tout simplement en la morale. Ce sont des collabos, des traîtres, qui se sont écartés de l'Absolu, de la Cause. Et de rappeler que la morale en politique n'a rien à voir avec la morale ordinaire. Comme si... [Lire la suite]
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21 mai 2019

Deuil et mélancolie

La mélancolie, l'incapacité de faire le deuil de ceux que l'on a aimés, peut-être justement parce qu'ils ne vous ont pas aimé. Ils vous manquent deux fois par conséquent.  La Princesse de Bohême, et le trône, son père, le roi déchu: il est pour elle comme un membre tranché, un membre fantôme, qui fait partie de vous tout en manquant. Alors, il vous manque, sa présence n'est plus rien, sinon la douleur. C'est le désir, ou une face du désir. La sage réponse de Descartes. Faire comme si cela n'avait jamais fait partie de vous,... [Lire la suite]
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09 mai 2019

L'Idée de Dieu et les infinis. De St Anselme à Cantor

  L'idée de Dieu. L'Idée de dieu. L'Idée de Dieu. L'idée de dieu. Quelle est donc la différence? Et avec Dieu en lui-même? On dira que l'idée de Dieu existe, et Dieu, peut-être pas. Mais l'idée de Dieu existe-t-elle, ou bien est-elle contradictoire? Car un carré rond n'est pas une idée, ou du moins une Idée. La religion aussi existe. Comment alors distinguer l'idée de Dieu et la religion, les idées et opinions sur Dieu? Peut-être en faisant de l'Idée, avec un I majuscule, l'idée d'un maximum, et d'un maximum absolu.... [Lire la suite]
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