J'ai écrit, à la suite de Leibniz, sur les cas perplexes en droit, et je les ai assimilés à des paradoxes juridiques, nés de la collision de la forme et du fait.

Je reviens ici sur l'exemple du voleur volé. Une chose me frappe à présent, à savoir que l'embarras du tribunal s'explique par le fait que le voleur est sorti de la logique des règles, et qu'il devient par là même difficile de statuer de manière régulière sur cette anomalie, ou du moins ses développements. Le voleur initie malgré lui un chemlnement extérieur au droit, les développements de son affaire ne sont ni licites ni illicites, mais hors droit. Le voleur du voleur est et n'est pas un voleur.

Et certes le Droit est fait pour ramener l'irrégularité dans le droit chemin; cependant le juriste spécialiste des coups tordus, du Tors, sait au contraire, en bon tricheur, tirer avantage de ses propres tricheries, et emporter l'affaire devant un tribunal un peu las.

Ainsi, en ne faisant pas les formalités obligatoires,  l'on interdira à son adversaire de réagir dans les délais impartis.

Je vois un rapport avec la logique de l'indécidable. Les règles sont incapables de statuer sur certains faits, car ils ne découlent pas de la syntaxe juridique, des règles. Ils ne sont ni vrais ni faux, ni licites ni illicites.

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