Pour moi, et seulement pour ma recherche propre, est méta-physique ce qui dans un discours méthodique peut, par un supplément philosophique, être rapporté de façon justifiée à la réalité en soi, et non aux seuls phénomènes, ni au seul formalisme de ce discours indépendamment du contenu. 

Est ontologique, au contraire, ce qui manifeste la résistance de la réalité au discours méthodique. L'infini exprime souvent cette résistance de l'être, ou de l'être-s, au calcul. Disons la résistance du Ça, un Ça non freudien bien sûr.

Méta-physique s'oppose donc aussi à formaliste, et bien sûr à positiviste. En revanche la méta-physique prolonge et réfléchit la physique, voire révèle du physique dans les sciences formelles que sont logique, mathématique et sans doute langage ordinaire.

Le droit, fait de chausses-trappes conceptuels, est l'image même d'une collusion du formalisme et de l'ontologique. D'où peut-être Kafka, et le Procès. Le langage est une sorte de symbole du labyrinthe de l'Etre, il se divinise sur un mode cauchemardesque: aliénation.

C'est la cave obscure dont parle, non Platon, mais Descartes: c'est là que  nous entraîne pour triompher l'esprit tordu, scolastique. Le Droit est donc le Tors, ce que j'ai appelé pour rire le Gauche.

Bien sûr, les distinctions que fait le Droit sont légitimes quand elles permettent de mieux comprendre et juger une situation particulière.Mais trop.souvent elles permettent à l'in-justice (le tors, le gauche) d'entraver cette intellection, en mettant au premier plan le caractère inextricable des arguments multiples, si bien que la réalité de la situation se noie dans les mots, les détails sans signification mais montés en épingle, et les constructions incompatibles entre elles. Le maquis juridique.