Bergson considéra d'une part que le désordre n'existait pas en soi: les choses sont forcément disposés en un certain ordre; que d'autre part l'entropie existait objectivement, soit un désordre toujours accru

Voici la solution : quand nous regardons de plus près un système, le désordre devient plus ordonné, l'entropie du système décroît. Je sais où est Jacques dans la foule, cette information produit de l'ordre, on passe d'un macro-état à un état plus fin.

Alors, c'est le sujet qui par magie transforme le système, comme dans une philosophie idéaliste de la représentation?

Non. Je fais partie de la réalité physique. Il faut donc remplacer l'entropie détruite par ma propre activité pour produire de l'information. Mon information est de l'entropie et l'entropie en apparence détruite s'est déplacée dans mon propre système, par exemple dans mon cerveau.

 

CQFD

Ainsi l'information, qui est de l'ordre, se voit contrainte par le raisonnement, ou plutôt le calcul, à être mesurée comme de l'entropie, à se voir conférée un signe positif (plus d'entropie).Par exemple, trop d'informations est du désordre, qui demande d'ailleurs à être ordonné à son tour. Au prix d'un désordre accru, forcément.

Bien entendu, d'autres calculs peuvent nous conduire à conférer à l'information un signe négatif, à en faire de l'entropie négative, mais alors il faut considérer que l'effort pour obtenir de l'information se paye "quelque part" par de la consommation de ressources, et donc de la production d'entropie.

Ajoutons qu'on pourrait difficilement nier l'objectivité de la chaleur, même si vue de très près l'agitation désordonnée des molécules devient un ordre (on n'assimile plus deux micro-états à un seul et même macro-état, classe d'équivalence d'un grand nombre d'états distincts à une échelle ultra-fine).