30 juin 2017

comment naquit la culture

Je marche, chaque pas est aussi nécessaire qu'ennuyeux, aussi ennuyeux que nécessaire. Mais voici que j'accompagne le mouvement nécessaire d'un geste sans nécessité,  un geste régulier et joyeux, par exemple un hochement de la tête, une danse perpendiculaire pour ainsi dire à la danse nécessaire. Ce jeu, c'est l'art. Je puis chanter, ou encore contempler les étoiles ou les compter, les arbres s'il fait jour. Tout cela est superflu, ce jeu, c'est l'art. De même je tirerai des mots et des idées des effets superflus, ce sera la... [Lire la suite]
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30 juin 2017

La Suisse insoumise (à Macron)

La résistance à Macron se met en place... en Suisse. Drôle de jeu, amis français, tout de même! N'aurait-il pas été plus logique de ne pas voter pour lui et ses candidats, du moins aux législatives? Bon, je ne suis il est vrai qu'un petit Suisse, Suisse français (enfin Romand, un demi-suisse, quoi) mais vivant en Suisse alémanique... Que sera la Suisse insoumise? Ne l'est-elle pas par nature? Je rigole, bien entendu! A moi, Guillaume Tell! Allez, Macron, mets toi donc une pomme sur la tête, ça donnera des couleurs à ta photo... [Lire la suite]
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30 juin 2017

En marche!

On avance, on avance, chantait Souchon, on manque juste un peu d'essence. D'essence? Comme dirait Platon, Heidegger préférant l'Etre : celui des étants, aux dernières nouvelles du moins. Nos sociétés sont bien cruelles, d'instaurer en impératif catégorique qu'il faut se bouger, innover, communiquer, se connecter, et d'imposer à la moitié de la population de rester assis devant son écran, tandis que l'autre moitié se voit condamnée au chômage, à ne rien faire en somme! Mais il n'est pas donné à l'homme moderne de rester... [Lire la suite]
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17 juin 2017

Koyré sur l'histoire des sciences et la métahistoire des sciences

Koyré ne fait pas de la science un domaine à part de la culture mais explique les erreurs comme les découvertes scientifiques à partir des significations que ces idées, vraies ou fausses, avaient pour les contemporains. Cela pose évidemment plus de problèmes pour la vérité que pour la fausseté, à moins de rejeter toute conception téléologique du Vrai, de notre attraction pour lui. De là l'insistance sur l’intertextualité et les rapports entre des domaines différents, comme la science et la philosophie ou encore la... [Lire la suite]
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17 juin 2017

vaticinations mathématico-logiques

Le sentiment que lorsque l'on trace une ligne droite, il fallait que cette ligne existât déjà, pour ainsi dire en pointillé, et que par conséquent l'infini est bien en acte. Sauf que l'on prouve l'actualité de l'infini par une simple virtualité, la ligne en puissance! Cela n'a guère de valeur que sur un plan psychologique, quand bien même on baptisera cet infini en acte d'un nom pompeux, par exemple "essence mathématique" supposée constituer une réalité plus solide que le monde sensible. Ou encore, comme Louis Couturat,... [Lire la suite]
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15 juin 2017

montrer les abstractions

Pourquoi place-t-on les abstractions et les entités "métaphysiques" dans le ciel, et non dans une dimension supplémentaire sui generis? Réponse: on les place tout autant dans le passé le plus lointain, à la manière du mythe. Mais il est plus simple de les placer dans le ciel, car c'est plus aisé à désigner du doigt. C'est comme un tableau, espace symbolique distinct de l'espace des choses. Comment montrer du doigt une quatrième ou cinquième dimension? Objection: mais pourquoi en haut? Et pas en bas? Réponse: Le haut est une... [Lire la suite]
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13 juin 2017

Pays : l'Espagne

    Juillet de ses crocs de fer mordait la pierre dorée de Salamanque, la pierre qui me brûlait les pieds!   C'était donc cela l'Espagne? Si semblable à mes rêves. Comme le rio Tormès vole l'azur profond de ses eaux au ciel violacé, Espagne tu te vêts des chausses de mes rêves. Tu te ries habillée des frusques et des hardes de ta soeur, l'Espagne des rêves, la Chimène, la chimère, que le vieux barbon aima si dignement, sainte Dulcinée qui sent un rien des pieds!   Femme blonde aux épaules trop brunes, ton... [Lire la suite]
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13 juin 2017

Lyotard et le différend

Lyotard développe paradoxalement une sorte de pensée transcendantale du chaos langagier, cette multiplicité d'univers et de phrases, qui certes respecte en général des formes, mais vaut avant tout par des coups et des événements, des renversements sophistiques et sophistiqués. La phrase ne dit rien, elle se dit elle-même, la logique mégarique mine le sérieux du langage, et le langage comme Un n'existe pas. Bref le langage n'a pas d'objet, pas même lui-même, car il n'existe pas. Il n'a pas d'unité, même formelle, pas de loi ultime,... [Lire la suite]
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13 juin 2017

Brèves de comptoir au prisme de la logique

  Voici des réflexions qui m'ont été inspirées par ma fréquentation assidue des bistrots. Le peuple, ou l'imaginaire débridé et déconnant du populo alcoolo est-il bête, prisonnier de clichés déchaînés et dans sa rhétorique sauvage, digne d'un Heidegger, familier de la subreption logique? On pourrait le croire, et pourtant il arrive que la brève de comptoir manie les formes les plus élaborées de la rhétorique, et même du raisonnement logique ou mathématique ; sans le savoir, mais c'est le plus beau ! Exemples   Le... [Lire la suite]
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12 juin 2017

L'intello et le politique

Le philosophe rêve parfois d'agir, seulement ce n'est qu'un rêve. Le politique ne pense pas, il a un programme d'action, mais ou bien il lui vient des économistes, ou bien c'est un étendard et son action est d'un autre type, rhétorique et électorale. Sinon, il gère, il gère et communique. Pendant ce temps, le philosophe pense, ou rêve, l'histoire, la sociologie, l'économie, l'écologie. Bref, en remuant ses petits concepts sur l'échiquier de l'histoire, il fait la véritable politique. Il règne à défaut de gouverner. On se moque de... [Lire la suite]
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