Il fait chaud, la vie s'enlise, on n'a rien à faire, ou pas grand chose, et on se surprend à se dire, comme on verse un poison à sa douce amie, son âme, qu'il n'y a rien à faire.

L'on sait pourtant que le vouloir, cette flèche savante, jamais ne manque sa cible, flèche armée de patience comme d'autant de pointes de métal cruel, acéré et gris! Mais ce gris métal, un chimiste retors, et trismégiste, l'a sans doute tout volatisé, et c'est la raison de cette chaleur que l'on sent pourtant à peine, parce que privé de vouloir comme un nouvel Abélard, on a conservé sa carapace d'homme dur, trop dur, à la peine.  

Ou bien est-ce plutôt la cible qui manque, et que l'on manque, par illogique conséquence?