écrits du sous-sol 地階から

18 août 2018

quanta et question

  De nos jours, la métaphysique ne peut être que quantique, en un sens qui n'est plus du tout celui du subjectivisme kantien de Heisenberg. Le sujet existe, et fait partie de l'expérience, au même titre qu'un appareil de mesure ou qu'un ordinateur. Et certes, cela ne résout pas la question de la différence qu'est la conscience, même s'il peut être intéressant de souligner certaines analogies de la conscience et de la réalité quantique. Gell-Mann laisse d'ailleurs entendre que la conscience se comprend mieux comme chaos que... [Lire la suite]
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18 août 2018

colère et nombres Nouvelle version plus explicite

Colère et nombres : tu étais bien belle, ma colère, endormie dans l'herbe, tandis que je caressais des yeux, sous des cieux si bleus, la tignasse de tes nuages ; de tout temps mon coeur amoureux fut l'abri des nombres!     Tu étais bien belle, mon absente, ma colère, ainsi alanguie, endormie, dans l'herbe Sous des cieux si bleus. C'était encore l'été, Et je caressais la tignasse  de tes nuages Je caressais des yeux la tignasse de tes cieux! Leur joie, si fausse et si menteuse, ... [Lire la suite]
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18 août 2018

Combien de fois ai-je failli mourir? Poésie pour la sirène Roro Kidul

O Reine de l'Océan, qui de loin régnas sur mon coeur, Dis-moi! Combien de fois ai-je failli mourir? 1.Tombé avec le landau qui dévalait la pente. C'était en pleine ville une butte villageoise, avec son église blanche et ses rues enchevêtrées D'escaliers Qui montaient, mais pour moi descendaient! 2. Sous les coups de poings, de rallonge électrique, ou de marteau de mon père.  La fin contient le commencement, dit-on, mais le commencement ignore la fin! Je me sentis, sous les coups, bien seul, et ma mère ne me protégea... [Lire la suite]
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16 août 2018

Quelques notations sur Aliochka Karamazov

Aliochka, tient à préciser presque d'emblée Dostoievsky, n'était ni un fanatique ni un mystique. Tout au plus un philantrope! Mais le terme est mal traduit, disons qu'il aimait l'humanité en tous et en chacun. Enfant, pourtant, il aurait pu passer pour un saint, ou bien un sage. Il était parfaitement insensible aux offenses, si bien qu'il n'avait pas besoin de les oublier, ni de les pardonner. Il n'y avait qu'une chose qu'il ne supportait pas: ces propos pornographiques des enfants qui feraient rougir même des soldats, si du... [Lire la suite]
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10 août 2018

Crimes et délits selon Woody Allen

Dans un film de Woody Allen, le professeur Lévy s'étonne, Dieu commanda à l'homme la loi morale, et pourtant cela commença par ce qu'il y a de plus immoral, le commandement de tuer son fils, le sacrifice humain. D'une part, Dieu se situe d'emblée au-delà de la morale, c'est la morale qu'il faut lui sacrifier. D'autre part il s'engage pour la morale, on ne lui sacrifiera plus jamais son fils. Il sanctifie ainsi la morale humaine, tout en se maintenant au-dessus d'elle. La religion ne sera jamais un très bon fondement pour la morale,... [Lire la suite]
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10 août 2018

pays: l'Allemagne

Dans le port de Hambourg, au coin de rues trop neuves, je cherchais l'ombre, je cherchais la mer, et ne trouvais que l'ambre de cette bière, ich meine ce soleil, éclatant comme un trou. Je buvais et boîtais, je boîtais et buvais, et je me demandais, qui le premier tira? Et qui donc dégaina? Faudra-t-il tout t'expliquer, mon amour? C'était un jour comme aujourd'hui, c'était un jour comme hier, un jour plein de nuits, un jour de canicule et d'orage, c'était à Hambourg, c'était à... [Lire la suite]
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09 août 2018

pays: Bâle

De chacune de mes phrases je ferai deux, l'une sera la tienne, ma mie, et l'autre? Si tu le veux, la tienne aussi! Ainsi le lourd bûcheron fend par le milieu l'homme et son cheval, navrés, déchirés tout du long, pauvres figures de papier. Sous la peau l'os blanc et l'organe rouge et bleu qui palpite: oui, oh! oui, la vie se montre au point d'où elle s'absente! Ainsi le prêtre assassin divise l'offrande, amère Iphigenie, une part pour son dieu et l'autre, la tienne. Mais je ne veux plus de cette vie déchirée entre une ville et... [Lire la suite]
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09 août 2018

Poésie, doux supplice, ô mon épouse.

Poésie, doux miel de savoir et de liberté! Poésie doux supplice Torture du Savoir Torture de la Liberté,  Toi, leur Epouse vagabonde, Tour à tour sévère, et puis joyeuse,   Epouse dont jamais Savoir Ni Liberté ne connaitront l'étreinte. Ton étreinte! C'est que le savoir ne sait pas C'est que Liberté est captive C'est la vérité! Et c'est le mensonge! O absente vénérée, Venus vénale et sévère, Compagne de toutes mes errances Fidèle comme une ombre à Toutes mes... [Lire la suite]
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08 août 2018

pays: Java

Comme son cousin germain tout au bord du Rhin, le brun javanais pousse vers le ciel des Ya et puis des Yo. Ombres de cuir brun, ombres de Java, quel est votre mystère? dites-le moi. Mais tu ne sais plus, tu parles et tu te répètes, tu n'es qu'un obstiné vieillard, ô mon île, ô île de Java, un plat souvenir bourré de piment, quelle est cette folie? Si jeune et si sénile? Papillons du soir, bonsoir, comme vous sentiez bon le patchouli, la banane et le girofle! Non, je n'oublie pas non plus l'huile de palme, qui... [Lire la suite]
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08 août 2018

canicule, le ciel comme une balle de revolver

 CANICULE Le ciel traversait nos maisons nos cervelles et nos vies comme une balle de revolver, le ciel traversait nos villes comme l'amour le coeur des filles. Nos maisons étaient bleues vastes et vides... pleines pourtant de lumière. Lumière... Ainsi qu'un son hagard qui ne veut rien dire, une dictée bizarre de folie, de hasard - ça et là oublié un vieillard agonisait dans la chaleur bleutée de l'Eté! Le ciel traversait nos maisons comme les autos le carrefour. Un souvenir de toi encore, un souvenir de toi... [Lire la suite]
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03 août 2018

pays: Paris

Ach! Paris, que la Seine comme à Bâle le Rhin germain traverse de part en part et divise. Paris est ma loi, Paris est mon exil! J'ai vécu longtemps, il est vrai, sous l'aile de l'aigle, le Rhin était plein d'étonnants cailloux, en forme de ton coeur, en forme de mon coeur. Ô toi, ma Loi, ô Loi de mon coeur! comme nous nous aimions, si loin pourtant de Paris!  
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27 juillet 2018

De la crise de l'Ecole Nouvelle version

Y a-t-il, d'abord, une crise de l'école, ou bien s'agit-il d'un serpent de mer médiatique? Elèves, enseignants, parents, ont toujours rencontré des difficultés. En France cependant, les mauvais résultats des élèves aux enquêtes internationales semblent bien montrer que l'Ecole n'arrive pas à assurer sa fonction première, transmettre des savoirs fondamentaux et une culture générale. Or un bref retour historique nous montre que dans la seconde moitié du XXème siècle, on a justement voulu imposer à l'Ecole dans notre pays une... [Lire la suite]
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25 juillet 2018

De la crise de l'école (ébauche)

Par crise de l'Ecole, j'entends ici crise de l'institution scolaire, crise de foi en l'école, crise de l'Idée. Bien entendu, cela se reflète sur le sacro-saint terrain, et ce n'est pas un simple reflet. Il ne faut donc pas entendre seulement difficultés et problèmes que rencontrent élèves, enseignants, parents, ni même se focaliser sur les résultats médiocres aux enquêtes internationales. Je me propose donc une tâche redoutable: cerner les aspects négatifs, en France en particulier, de l'évolution de ladite institution en tant que... [Lire la suite]
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20 juillet 2018

pensée en l'air

Il se pourrait que seul un mathématicien puisse comprendre vraiment un poème, et la poésie.
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20 juillet 2018

lumière et ombre

Paul Valéry: Mais rendre la lumière Suppose d'ombre une morne moitié.   Dans mon souvenir l'été est surtout de la couleur de l'ombre, et je suis, ô Justice, ô Vérité, ô ma lumière, o mon épousée, de ton coeur la part la plus morne. Ainsi Prométhée, ladre divin doté d'humaine raison et de ruse, fit au Dieu, qui ne le comprit point hélas, le don de la part lumineuse et garda pour l'homme et son malheur la part qui nourrit, pleine d'un sang déjà sombre et qui noircit encore au feu de l'humaine cuisine. Ainsi le... [Lire la suite]
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06 juillet 2018

confusion du vrai et du sublime

D'un certain esthétisme de la vérité, le style confondu avec le fond... Plus que le beau, ou encore le bien, c'est le sublime qui risque le plus d'être confondu avec la vérité. En effet, l'oeuvre sublime est par définition confrontation de notre être limité à l'illimité, et de là à assimiler l'illimité et l'Etre, il n'y a qu'un pas. Le sublime, qui est inséparable de l'affect, mime pour ainsi dire la part affective, et non point logique, de l'expérience de la vérité. Nous sommes frappés par ce que nous comprenons, certes, mais qui... [Lire la suite]
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