écrits du sous-sol 地階から

26 janvier 2020

École des Lumières

  L'École des Lumières L'on a peut-être oublié l'influence de Durkheim sur la pédagogie de la III ème République et la morale scolaire.LLe maître d'école représente la société, d'où son autorité. Il participe au mouvement d'une société qui se modernise, progresse, passe des valeurs religieuses aux valeurs laïques. L'école a pour objet la socialisation ; il s'agit d'adapter l'enfant, sa personne physique, morale et intellectuelle, à ce que réclame de lui la société dans son ensemble. Il s'agit aussi de spécialisation sur fond de... [Lire la suite]
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25 janvier 2020

J.L. Génard et le Tors : sur le dérèglement contemporain du Droit et sa mutation

Je trouve dans Jean-Louis Génard, auteur d'un  livre sur les dérèglements du droit,  une excellente définition de ce que j'appelle le Tors: Il ne s'agit pas avec le Tors de faire valoir des exigences de Justice, ou d'Equité. Le Droit devient un simple instrument au service des plus puissants, ou des plus retors. On mobilise des stratégies de retardement visant à ruiner ou décourager la partie adverse, et enfin à bénéficier d'une prescription qui privera en somme la partie adverse de ses droits légitimes. Le droit devient... [Lire la suite]
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25 janvier 2020

pommes et poires dans un panier rond Pissarro

  Nef des fous, des pommes et des poires, voyage, o morne capitaine, peintre enfantin, et joueur, voyage immobile. Comme nos vies, et l'arbre qui vieillit sur pied! Pauvres poires dans votre nef d'osier et pauvre étendard impuissant et rond perdu en une mer de lin bleuâtre.. Les pommes malades de la houle se sont cachées et une poire passe par dessus bord L'océan est étal pourtant comme une nappe malgré les deux à-pics du ourlet, tandis que les murs indifférents à ces malheurs étalent fièrement leurs tentures roides,... [Lire la suite]
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25 janvier 2020

des mythes conceptuels

Humboldt expliquait que par nature la poésie rejette la prose, qu'elle tend à assimiler à la volubilité de la langue le spectacle du monde, tandis que la prose a pour destination de démêler l'écheveau de la réalité... Mais dans ce texte, Poesie und Prosa, le mythe brille par son absence. J'appelle mythe conceptuel une rationalisation d'un problème métaphysique ou existentiel. Cette gnose a pour particularité de substituer un réseau abstrait de notions, d'entités et de récits plus ou moins complexes à la réalité naturelle ou... [Lire la suite]
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24 janvier 2020

Osiris de mon cœur

Je rêve bien souvent encore de toi, je ne t'ai point oubliée, ce sont des rêves confus et violacés, Dieu lui-même n'y retrouverait pas son chat, ni son peuple. Et je me souviens alors de de ce four où tu soufflas ma pâte, puis brisas mon corps tout de verre. Et mon coeur et mon âme, de même pâte, du même verre! Voici pourquoi, comme tu le dis, je ne suis plus qu'un pauvre fou, qui erre et quête ses propres fragments comme les piécettes un mendiant tout assoiffé de toi et de vin. Tu allumas au-dessus de mon berceau toutes les... [Lire la suite]
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18 janvier 2020

Le droit et le gauche

Pour les dominés, le Droit est une sorte de magie noire, qui se retourne toujours contre eux, une force supplémentaire, plus incompréhensible que les autres peut-être, au service de la domination et de son sadisme de classe. Ce qui prouve que nous ne sommes guère en République. Le dominé qui subit un dommage se dit que droit et avocats, ainsi que Mme la juge, le feront coupable et qu'il aura à payer davantage encore, par exemple au Riche qui lui doit des sous.   De fait, huissiers et administrateurs judiciaires, notaires,... [Lire la suite]
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14 janvier 2020

La crise de l'école - III

Y a-t-il une crise de l'Ecole, Ou bien s'agit-il, comme le croient certains sociologues,  d'un simple serpent de mer médiatique? Car qu'il y ait des difficultés localisées ne signifie pas pour autant une crise. Les métiers sans problèmes sont ceux qu'on ne fait pas. Et certes, le thème est loin d'être nouveau puisque (sans remonter à Platon!) Péguy, dès 1903 (ou 1904) affirmait qu'il n'y avait pas de crise de l'éducation, mais une crise de vie, de civilisation. (...) Ia crise de l’enseignement n’est pas une crise de... [Lire la suite]
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14 janvier 2020

La crise de l'Ecole - II

Y a-t-il, d'abord, une crise de l'école, ou bien s'agit-il d'un serpent de mer médiatique? Elèves, enseignants, parents, ont toujours rencontré des difficultés. En France cependant, les mauvais résultats des élèves aux enquêtes internationales semblent bien montrer que l'Ecole n'arrive pas à assurer sa fonction première, transmettre des savoirs fondamentaux et une culture générale. Or un bref retour historique nous montre que dans la seconde moitié du XXème siècle, on a justement voulu imposer à l'Ecole dans notre pays une... [Lire la suite]
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14 janvier 2020

De la crise de l'école I

Par crise de l'Ecole, j'entends ici crise de l'institution scolaire, crise de foi en l'école, crise de l'Idée. Bien entendu, cela se reflète sur le sacro-saint terrain, et ce n'est pas un simple reflet. Bref, l'école, ou du moins l'école authentique, serait menacée dans son existence, pas seulement bien sûr en idée. Il ne faut donc pas entendre seulement difficultés et problèmes que rencontrent élèves, enseignants, parents, ni même se focaliser sur les résultats médiocres aux enquêtes internationales. Je me propose donc une tâche... [Lire la suite]
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11 janvier 2020

Doux visages et toutes créatures - détruire hélas...

Doux visages et toutes créatures, oiseau affamé, araignée affairée, jeune fille studieuse, saviez-vous combien l'amour est fragile, et toute forme éphémère, car le temps en somme ne vous aime guère? Cronos est sans visage, il n'est pas seulement castré comme on le croit pourtant. Tant de puissances obscures, à chacune son empire, son nombre, son idole, oui, du mauvais côté des choses, où vous êtes hélas tombés, pauvres visages, pauvres oiseaux, pauvres araignées! Et pauvres jeunes filles, pauvres enfants gauchers! Roses gentilles,... [Lire la suite]
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11 janvier 2020

Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien.

Je sais une chose: que je ne sais rien.   ἕν οἶδα ὅτι οὐδὲν οἶδα Je sais UN : que je sais AUC'UN Ou encore: je ne sais rien. Néant, vide, désolation. Rien. Pas une chose! Auc-un. Ou hen. Mais cette ignorance est en soi une certitude, non une opinion. Je sais le rien de l'opinion, son néant! L'on met alors ce zéro entre parenthèses, celles du savoir réfléchi. Je sais: "mes opinions = zéro savoir". Je sais que je ne sais rien. D'une certaine manière, je sais, je sais rien, en ce sens que je ne crois rien, que je n'ai... [Lire la suite]
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10 janvier 2020

différence du métaphysique et de l'ontologique

Pour moi, et seulement pour ma recherche propre, est méta-physique ce qui dans un discours méthodique peut, par un supplément philosophique, être rapporté de façon justifiée à la réalité en soi, et non aux seuls phénomènes, ni au seul formalisme de ce discours indépendamment du contenu.  Par exemple, constater que d'une part deux particules sont liées, que d'autre part cette "information" semble se propager plus vite que ne le permet l'espace-temps nous conduit à relativiser la réduction de notre connaissance aux seules... [Lire la suite]
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26 décembre 2019

Schizophrène ou paranoïaque ?

En lisant les psychiatres. Le schizophrène, comme le poète, séjourne dans la dissémination des signes, plus que du sens. Tout est signe, tout fait clin d'œil, mais il ne sait pas à qui, ni vers quoi. Vers lui? Mais il n'a pas vraiment de moi. Il se perd et s'est perdu dans cette forêt de symboles. Symboles de quoi? De rien. De tout, lui semble-t-il pourtant. Le paranoïaque ne trouve lui aucun repos. Il est quelqu'un, c'est le moindre que l'on puisse dire, mais il se sait, ou se croit, en danger mortel. Il n'interprète pas, comme on... [Lire la suite]
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13 décembre 2019

Du ressentiment et de la sainteté: le starets Zosime

Il est notable que le ressentiment, si présent souterrainement dans cette oeuvre, et même explicitement dans les sermons du Père Zosime, soit pour ainsi dire tu, étouffé, dès qu'il s'agit des frères Kamarazov, sous des litres d'amour, même chez Smerdiakov, qui aime plus qu'il ne hait. Ivan, qui nie aussi bien le pardon que la vengeance, et s'identifie au petit enfant... Quant à Dimitri, ses désirs sont trop francs, trop avoués et naïvement emportés pour qu'on puisse parler là de ressentiment... La Révolution, explique... [Lire la suite]
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07 décembre 2019

temps et fausse monnaie

Quand on devient vieux, naît l'impression étrange que les lieux et choses, et même les gens d'autrefois ne sont que leur propre contrefaçon. Et les mots. Mais peut-être est-ce ainsi que réellement les choses demeurent. C'est ce que croyait en somme Descartes. Et pour les mots, c'est certain. Ou bien, de restauration en restauration, le monde est-il devenu sa propre caricature, coquille vide de tout mana? Et moi itou?
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